Question apparemment provocante eu égard au caractère traditionnel et fondamental de la séparation des ordonnateurs et des comptables, et du contrôle en cours d'exécution du budget exercé par le comptable sur l'ordonnateur.
Pourtant, la distinction des fonctions entre ordonnateur et comptable s'est atténuée, ainsi d'ailleurs que la nature des contrôles exercés par le comptable – l'ordonnateur, local ou l'Etat, doit tenir une comptabilité d'engagement et même si la comptabilité du comptable est différente dans son objet (c'est une comptabilité de caisse), il est plus réaliste de considérer que la fonction du comptable doit évoluer.
On évoque le contrôle partenarial où le dialogue et la coopération deviennent déterminants. Le comptable n'aura plus qu'à valider les opérations passées par l'ordonnateur en comptabilité et tel est le sens de l'évolution des fonctions impliquée par la LOLF. Le contrôle du comptable, comme d'ailleurs celui du juge des comptes sur le comptable, ne devrait pas être systématique, mais devrait dépendre des risques et des enjeux liés à la dépense publique (contrôle dit hiérarchisé, c'est-à-dire proportionné).